

En Février 1794, on signala
au Représentant du Peuple en mission Siblot des attroupements suspects dans
les Districts de Cany, Gournay et Dieppe. Siblot était convaincu qu’il s’agissait
d’un complot en liaison avec la Vendée. Il organisa la répression, les arrestations,
le déplacement du Tribunal Criminel à Dieppe pour y juger les coupables. La
guillotine fut élevée sur l’actuelle Place Nationale. Il y eut environ 50 arrestations
et les procès commencèrent le 15 mars. Vingt-sept furent acquittés. Mais il
fallait faire un exemple. Vingt-quatre demeurèrent emprisonnés comme suspects
jusqu’à la paix. Un enfant de douze ans, Louis Jacob, fut envoyé dans une maison
de correction. Il y eut des peines de fers et de déportation pour les voleurs.
Quatre condamna-tions à mort furent prononcées et exécutées le 3 floréal AN
II (22 avril 1794). -François Mallet, tisserand à Lintôt pour propos contre-révolution-naires
-Jean Lefebvre de Royville pour propos contre-révolutionnaires -Clément Briche,
clandestin à Martin Eglise comme prêtre réfractaire -Thomas Plaimpel Rouennais
arrêté à Mannéhouville, comme émigré.